De la nature de la Divinité tout-puissante

 

MD2 C250
Hénoc et le Seigneur en tant que pauvre hère
De la nature de la Divinité tout-puissante
et de la pauvreté du Père

(9 février 1843)

1. Les paroles du pauvre hère pénétrèrent comme mille éclairs dans le cœur de toute l’assemblée. Même Hénoc n’était pas préparé à cette apparition, bien qu’il ait prononcé auparavant de sages paroles concernant la complaisance du Seigneur qui s’était manifestée au moyen des fruits merveilleux.

2. C’est pourquoi il se tourna sans plus tarder vers le Pauvre et lui dit « Si je questionne mon cœur, il me répond en secret : « Oui, c’est Lui ! » Mais si je regarde dans sa profondeur avec l’œil de l’esprit, je ne parviens pas à découvrir comment notre Père tout-puissant et saint, Dieu, le Créateur de toutes choses peut être également un Pauvre ! – C’est pourquoi, je Te prie de me dire deux mots là-dessus, afin que je puisse Te reconnaître ! »

3. Mais le Pauvre Se contenta seulement de regarder Hénoc ; et lorsque celui-ci eut rencontré Son regard, il courut vers Lui et dit : « Oui, oui, c’est bien Toi, Toi notre bon Père, c’est véritablement Toi ! Car jamais une telle douceur, un tel amour, une telle fidélité mêlée à une sublimité aussi divine, n’ont rayonné dans le regard d’un être humain ! »

4. Après cette exclamation, et ayant gardé le même aspect, le Père céleste prononça les paroles suivantes devant toute l’assemblée, lesquelles s’adressaient principalement à Hénoc

5. « Hénoc, et toi Lémec, écoutez ! Gardez précieusement en vous ce que le Pauvre va vous dire ! Si un pauvre vient vers toi, reçois-le en Mon nom, et alors c’est Moi que tu auras accueilli.

6. Tu Me dis : « Comment cela serait-il possible ? Car Toi, ô Dieu, n’as d’affinités qu’avec ce qui est sublime, puissant et fort ! »

7. Je te l’assure : en vérité, en vérité, tu ne pourras jamais Me reconnaître dans Ma sublimité, ni dans Ma puissance et Ma force, mais bien dans Ma compassion et Mon véritable amour de Père !

8. L’amour attire tout a lui et veut tout rassembler autour de lui en un cercle étroit ! Et vois : c’est ainsi qu’agit le Père !

9. Mais si tu veux tout mesurer selon Ma Divinité, alors tu n’aimes pas le Père et veux seulement te rapprocher de la Divinité, Laquelle est infinie dans Son Être et, par conséquent, t’éparpillerait pour finalement te tuer.

10. Comprends maintenant la profondeur de l’Esprit de Dieu ! – Tu es un être créé ! Comme tel, tu consistes en un corps physique et en une âme vivante, dans laquelle habite l’esprit de l’amour.

11. Ton corps provient de la Divinité ; la loi qui le régit est une nécessité immuable, c’est-à-dire que vous devez être tels que vous êtes et ne pouvez être différents ! Tu peux faire ce que tu veux, mais tu ne peux modifier ta forme !

12. Vu que ton corps est l’œuvre de la puissance divine immuable, résultant de la nécessité toute-puissante qui vient de Dieu, il est aussi mortel et destructible.

13. Tu te demandes : « Comment une telle chose est-elle possible ? » Vois : parce que la liberté la plus totale règne en Dieu et qu’Il ne peut jamais Se soumettre à une obligation !

14. Si Dieu était seulement Dieu, jamais rien n’aurait été créé ; bien au contraire, tout ne serait encore qu’une pensée illimitée qui ne serait apparente que pour Lui seul ; mais aucun être ne pourrait se réjouir d’une existence libre en Dieu !

15. Dieu n’est pas seulement Dieu en Lui et par Lui-même, mais Il est Dieu de par l’Amour qui Se trouve en Lui.

16. Dieu a Sa source dans Son Amour, et l’infini est Son Être ; cet Être retourne toujours dans Son Amour et S’y rassasie de Sa force et de Sa puissance infinies.

17. Écoute encore : ton âme a été créée par le Père, Lequel est l’Amour en Dieu.

18. Aussi bien que l’Amour est l’Être originel qui Se trouve en Dieu, ton âme est l’être originel de ton existence, semblable à un récipient permettant la réception de la Vie éternelle ; dans ton âme, tout peut être transformé pour devenir apte à la Vie éternelle, de même que le corps, lequel est une œuvre ou un temple de l’Esprit de Dieu qui résulte de la nécessité divine.

19. Tu te demandes : « Pourquoi s’agit-il d’une obligation ? – Vois, aussi longtemps que tu tiens une pierre dans ta main, elle se trouve soumise à ta libre puissance et tu peux en faire ce que tu veux.

20. Mais une fois que tu l’as jetée au loin, tu l’as à vrai dire affranchie de ta libre volonté ; toutefois, la pierre doit voler dans la direction que tu lui as imposée au moyen de la puissance de ta main ; et tu ne peux plus l’influencer pendant son vol.

21. Lorsqu’elle retombe sur le sol, – vu qu’elle ne possède aucune force en elle-même – tu peux à nouveau la diriger selon ta décision.

22. Maintenant, que celui qui a des oreilles entende ! – Vois, le Père, en tant qu’Amour éternel et sans limites qui Se trouve en Dieu – ou en tant qu’effet de Celui-ci – a tout donné ce qu’Il avait !

23. Par la grande catapulte de Sa puissance illimitée, Il a rempli l’immensité de Ses pensée d’une grandeur infinie. Il ne garda rien pour Lui et donna tout ce qu’Il possédait.

24. C’est ainsi que le Père est pauvre en Lui-même, et la pauvreté est maintenant Son Amour ; Sa richesse est à présent le libre Amour et Son unique Vie éternelle, en laquelle toute force et puissance sont chez elles.

25. Cette pauvreté représente maintenant la plus grande félicité du Père, car Il voit tout revenir à Lui, infiniment perfectionné, et peut le saisir avec Son Amour.

26. Vois : le soleil, la lune et les étoiles, bref, tout ce que tu peux contempler ou toucher correspond par conséquent à Ma Divinité ou à Ma puissance ! Ma volonté les maintient dans leur forme.

27. Mais ces choses ne peuvent rester telles qu’elles sont ; car elles n’existent qu’à cause du Père, afin qu’Il S’enrichisse éternellement, parce qu’Il a voulu être pauvre pendant un certain temps.

28. C’est pourquoi vous êtes vous-mêmes Ma fidèle image. Soyez Mes authentiques enfants ! Donnez selon Mon exemple tout ce que vous avez ; libérez votre amour et votre vie qui viennent de Moi ; et alors, vous serez riches avec Moi, éternellement, oui, éternellement ! Devenez pauvres, afin de devenir riches ! Amen. »

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Allopathie, homéopathie, héliothérapie,hydrothérapie et magnétisme

 

Or l’homme, en tant que dernier chaînon de la création « Gottfried Mayerhofer »

Allopathie, homéopathie, héliothérapie,

hydrothérapie et magnétisme

Gottfried Mayerhofer, le 8.6.1873

Or l’homme, en tant que dernier chaînon de la création sur votre planète Terre, doté du libre arbitre, peut agir comme il lui plaît. Cet être humain libre, poussé par sa puissance spirituelle et ses passions matérielles, c’est lui qui intervient le plus à cet égard [violation des lois naturelles], aussi bien par des dévastations à la surface de la Terre qu’en ouvrant ses trésors intérieurs, au point que la Terre elle-même devient malade, qu’elle doit modifier ses éléments constituants – qu’ils soient pondérables ou impondérables – et ainsi, agissant en retour sur ses habitants, les rend eux-aussi malades, accélère en eux le processus de dissolution et de transformation, et de ce fait apporte visiblement des maladies aux plantes, aux animaux et aux hommes.

b) Et pour équilibrer de nouveau ces perturbations, appelées « maladies », des hommes ont déjà essayé dans les tous premiers temps de trouver des remèdes guérissant, qui étaient supposés rétablir ce qui avait été si souvent négligemment perdu – la santé !

Dans les temps les plus anciens, plus les hommes vivaient conformément au grand plan de la création, moins ils devenaient malades, moins ils dérangeaient le cours prévu de la nature qui leur avait été donné pour accomplir leur mission comme homme de cette terre, et leur faciliter leur entrée dans la vie spirituelle. Ils vivaient en harmonie avec la nature, et leur propre organisme n’était pas soumis à d’autres perturbations que celles qui étaient dans l’ordre des choses, amenant nécessairement la mort lorsque les organes ne pouvaient plus fonctionner, tandis que toutes les autres influences étaient de nouveau équilibrées par un renouvellement quotidien de la force vitale.

Lorsque les hommes se sont écartés de ce chemin, diverses circonstances différentes se sont produites qui ont menacé leur vie saine. Plus ils ont dévié de ces lois originelles, moins les remèdes simples, naturels, ont permis de rétablir leur santé perdue. C’est pourquoi ils ont dû chercher des remèdes plus efficaces, puisque les remèdes simples n’étaient plus efficaces. C’est ainsi que les hommes ont déchu, ont raccourci leur vie et multiplié leurs souffrances. Et ce qu’autrefois chacun savait, est devenu avec le temps une science pour quelques-uns seulement, ceux qui se consacrent entièrement à l’art de guérir.

La première méthode de guérison et la plus facile était, naturellement, de rechercher les remèdes parmi les choses qui rendaient les hommes malades. Et, puisque les gens sont principalement devenus malades par la consommation immodérée d’aliments et de boissons, les remèdes pour guérir doivent être recherchés dans le domaine d’où la nourriture est issue.

« ce n’était qu’un extrait sur ce sujet » voir l’article complet dont le titre figure ici au début

Jésus en Judée. Le baptême par l’eau et par le feu. L’enseignement de l’amour

 

GEJ1 C23

Jésus en Judée. Le baptême par l’eau et par le feu. L’enseignement de l’amour
Jean III, 22-26

1. Quand le jour fut levé, nous nous mîmes en route pour la Judée, cette province rattachée à Jérusalem qu’on traversait en peu de jours.

2. Que pouvais-Je bien faire dans cette province ? Le verset Jean III, 22, dit que J’avais Ma demeure avec eux et que Je baptisais. Quelle sorte de demeure avais-Je donc et avec qui était-elle partagée ? Mes disciples, tout d’abord, puis quelques nouvelles têtes qui s’étaient jointes à nous à Jérusalem, ensuite tous ceux qui tenaient à Mon enseignement.

3. Tous ceux qui acceptaient Mon enseignement avec une foi parfaite étaient ouvertement baptisés d’eau, mais, secrètement, ils étaient aussi baptisés de l’esprit de Mon amour éternel et de Ma sagesse, et, par là, ils obtenaient le pouvoir d’être appelés enfants de Dieu. Voilà en quoi consistait cette «demeure» que j’avais avec eux. Les trois autres Evangiles relatent l’enseignement que Je leur donnai. Il n’est pas nécessaire d’y revenir. Cet enseignement montrait simplement tous les manquements les plus essentiels des Juifs et des Pharisiens et leur recommandait l’amour de Dieu et du prochain.

4. Je leur montrais tous leurs manquements ; J’incitais les pêcheurs à la repentance et mettais en garde tous ceux qui voulaient suivre Mon enseignement de ne pas retomber dans la fange des Pharisiens et, pour les fortifier dans Mon enseignement très doux en cette époque des plus matérialiste, Je donnais des preuves miraculeuses et guérissais les malades ; Je purifiais les possédés, chassais les démons et acceptais de nouveaux disciples.

5. Au cours de ces déplacements en Judée, J’arrivai au petit désert d’Aenon où Jean baptisait, dans les environs de Salem, car il y avait de l’eau à cet endroit, tandis qu’à Béthabara, sur le Jourdain, l’eau, en très petite quantité, était trouble, sale, grouillante de vers puants. Jean avait donc changé d’endroit et prêchait la repentance à Aenon et baptisait ceux qui acceptaient son enseignement et qui s’étaient repentis.

6. Nombreux étaient ceux qui recevaient Mon enseignement sans être encore baptisés par Jean. Ils me demandaient s’il était nécessaire d’être baptisé tout d’abord par Jean. Je leur disais : «Seule compte la pratique réelle de Mon enseignement ! Mais cette purification fera du bien à tous ceux qui voudront être purifiés par lui, aussi longtemps qu’il pourra le faire librement.» Ces paroles incitèrent de nombreuses personnes à se faire baptiser par Jean.

7. Il y eut alors une discussion pour savoir lequel des deux baptêmes était préférable, car les disciples de Jean ne comprenaient pas que Je baptise aussi d’eau, puisqu’il leur avait dit que Je ne baptiserais pas d’eau mais du Saint-Esprit. Beaucoup de Juifs qui étaient devenus Mes disciples prétendaient que Mon baptême était le seul véritable, car Je baptisais aussi bien d’eau naturelle que d’esprit, disaient-ils, et que le baptisé recevait un pouvoir évident d’être appelé enfant de Dieu.

8. Sur ces entrefaites, les disciples de Jean et les Juifs allèrent trouver Jean et lui dirent : «Ecoute Maître, l’homme qui était avec toi sur l’autre rive du Jourdain et dont tu as dit qu’il baptiserait du Saint Esprit, baptise maintenant, dans les environs, avec de l’eau. Que faut-il en penser ? Cet homme qui baptise ainsi est-il bien celui dont tu as rendu témoignage ?»

9. Jean leur dit : «Allez le trouver et demandez-lui : Es-tu Celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? Retenez ce qu’Il vous dira, et venez me le répéter ; alors je vous donnerai mon avis ! »

10. C’est ainsi que plusieurs disciples de Jean vinrent Me poser la question que Jean leur avait conseillée. Je leur fis la célèbre réponse : «Qu’ils disent à Jean ce qu’ils ont vu, à savoir que les aveugles voient, les paralytiques marchent, les sourds entendent et que l’Evangile du Royaume des Cieux est prêché aux pauvres, à tous ceux qui ne se dressent pas contre Moi ! » Ils s’en retournèrent raconter à Jean ce qu’ils avaient vu et entendu.

GEJ1 C24

Témoignage de Jean-Baptiste
Que la chair diminue pour que l’esprit croisse Le Père, le Fils, et le St-Esprit
Ev. Jean III, 27-36

1. Jean se recueillit et dit à ses disciples «Ecoutez-moi ! Voilà ce qu’il en est, me semble-t-il ! Nul ne peut s’attribuer les choses de l’esprit qui ne lui soient données du ciel. L’homme exceptionnel, qui s’est fait baptiser par moi sur l’autre rive du Jourdain, et sur qui j’ai vu descendre l’esprit de Dieu, avec la douceur d’une colombe quand elle se pose sur son nid, sous la forme d’un petit nuage de lumière, et auquel j’ai rendu témoignage, ne pouvait pas, en tant que simple homme, avoir ce qu’il a ! Il est plus qu’un simple homme ; il semble même qu’Il a le pouvoir de s’attribuer ce qu’Il veut du ciel pour le garder et le donner à qui Il veut. Je pense que tout ce que nous avons nous vient de Sa grâce, et il est impossible de Lui dicter ce qu’Il doit faire. Il donne et nous recevons. Il a le van dans Sa main. Il bat son aire comme Il veut ; Il rassemble le grain dans Sa grange, mais Il brûle la balle du grain de Son feu éternel et Il fait ce qu’Il veut des cendres.

2. Vous m’êtes vous-mêmes témoins que j’ai dit aux prêtres et aux lévites qui sont venus de Jérusalem, – Ce n’est pas moi qui suis le Christ, j’ai été envoyé devant Lui. Comment pourrais-je discuter ce que fait Celui qui a le van dans Sa propre main, qui bat Son aire comme Il veut ? Nous n’avons pas d’ordres à Lui donner, car Son champ Lui appartient. Les grains sont à Lui (les enfants de Dieu), et la balle (les enfants du monde ou du diable), Sa grange (le ciel) Lui appartiennent. Le feu de l’enfer, qui ne s’éteint jamais, Lui appartient aussi.

3. Celui qui a l’épouse (la sagesse du ciel) est un juste époux. Mais l’ami de l’époux, qui est à côté de Lui, se réjouit à l’écoute de la voix de l’époux. Et c’est là que ma joie est à son comble. Quand le Seigneur viendra, ce sera la fin du messager, car le messager ne peut qu’annoncer l’arrivée du Seigneur. Quand le Seigneur est là, il n’y plus besoin de messager.

4. C’est pourquoi je dois diminuer pour que le Seigneur croisse au milieu des hommes de cette terre ! Vous avez été, jusqu’ici, mes disciples ; depuis que je vous ai été envoyé comme messager, qui de vous pourrait dire qu’il M’a entendu Me glorifier de quoi que ce soit ? J’ai toujours rendu gloire à Celui à qui cette gloire appartient, disant que je n’étais pas digne de délier la courroie de Ses sandales. Je ne me suis pas mis en avant ; à Lui seul, j’ai rendu toute la gloire que les hommes, dans leur aveuglement, voulaient me rendre à moi. C’est pourquoi je vous dis encore une fois : – Mon service a pris fin, le Seigneur vient Lui-même, Son prédécesseur n’est plus nécessaire. Le messager (la chair) doit diminuer pour que le Seigneur (l’esprit) croisse sur toute chair. Entre le messager et Celui qui envoie le messager là où Il veut, la différence est grande.

5. Celui qui a le pouvoir d’établir les lois est en haut ; celui qui doit obéir est en bas. Il ne peut y avoir personne en haut, qui ne soit venu d’En-Haut, mais Celui qui en vient réellement est au-dessus de tous. Qui vient de la terre ne peut être d’En-Haut, il n’est que de la terre et ne peut parler que de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous car Il est le Seigneur et Il peut faire ce qu’Il veut, baptiser d’eau, de feu et d’esprit, car tout est à Lui.

6. Je pense qu’Il ne baptise pas d’eau, mais de feu et d’esprit. Ses disciples, pour commencer, baptiseront d’eau, à ma manière, tous ceux qui n’auront pas encore été baptisés d’eau par moi. Mais le baptême d’eau ne sert à rien s’il n’y est ajouté le baptême de l’esprit de Dieu.

7. L’eau n’est que de l’eau qui lave la peau des poussières de la terre. Mais l’esprit de Dieu, avec lequel le Seigneur peut uniquement baptiser, puisque l’esprit est Son esprit, né de Dieu, atteste ce qu’il en voit et comprend de tout temps

8. Mais hélas, personne ne tient compte de ce saint témoignage, car ce qui est boue est boue et n’aime pas l’esprit, aussi la boue doit-elle passer par le feu, tout d’abord, pour devenir ensuite esprit, car le véritable feu dévore tout jusqu’à l’esprit qui, lui-même, est un feu puissant. C’est pourquoi le baptême du Seigneur bouleversera beaucoup de monde et nombreux seront ceux qui craindront de l’accepter.

9. Mais ceux qui accepteront ce baptême, c’est-à-dire ce saint témoignage, confirmeront devant le monde que Celui qui les a baptisés de l’esprit est le vrai Dieu, et que Lui seul peut donner la vie éternelle. Vous vous demandez pourquoi confirmer ce témoignage du ciel de Dieu par Dieu ? Je vous l’ai déjà dit, la boue est boue et reste boue. L’esprit est esprit et reste esprit. Si l’homme, qui est fait de boue, accepte l’esprit dans sa boue, l’esprit restera en lui s’il ne le trahit pas dans son cœur.

10. Existe-t-il une mesure selon laquelle l’esprit serait imparti ? Chacun pourrait-il donc savoir quelle quantité d’esprit il a reçu ! Comme cette mesure n’existe pas, il faut que l’homme terrestre, fait de boue, ouvre dans son cœur une mesure à l’esprit ; et c’est en mesure de la paix qui s’établira ainsi pleinement dans son cœur, que l’homme fait de boue saura vraiment combien il aura été comblé de l’esprit.

11. A quoi servirait-il de puiser de l’eau à la mer avec un récipient percé ? Vous ne pourriez dire ou reconnaître quelle quantité d’eau vous avez tirée de la mer infinie. Vous ne pourrez savoir la quantité d’eau prise que si le récipient est solide. L’eau de la mer est toujours la même, qu’il y en ait peu ou prou. La mer est la mer, quiconque puise, peu ou prou, puise toujours de l’eau de mer. On ne connaît la mesure qu’après avoir puisé.

12. C’est aussi le cas de Celui qui est l’envoyé de Dieu, qui témoigne de Dieu et qui prononce la parole de Dieu. Il est Lui-même la mer sans mesure (l’esprit de Dieu). S’il donne son esprit, il ne le donne pas selon la mesure infinie qui ne peut être qu’en Dieu, mais à la mesure de l’homme. Et si l’homme veut garder l’esprit, il ne faut pas que sa mesure soit endommagée, il ne doit pas la laisser se répandre, il doit la garder bien scellée.

13. Bien qu’Il soit extérieurement, un Fils de l’homme, Celui à qui vous êtes allés demander s’il est le Christ, a reçu, de toute éternité, l’esprit de Dieu, non à la mesure de l’homme mais à la mesure infinie de Dieu Lui-même ; car Il est Lui-même la mer infinie de l’esprit de Dieu en Soi. Son amour est Son père de toute éternité et cet amour n’est pas extérieur au Fils de l’homme mais est en Lui-même. Lui qui est le feu, la flamme, la lumière de l’éternité dans le Père et par le Père.

14. Ce cher Père a tant aimé son Fils unique qu’Il a mis tout pouvoir et toute puissance en Ses mains, et, tout ce que nous avons, en juste mesure, nous l’avons puisé dans Sa plénitude illimitée. Il est Lui-même, selon Sa propre parole, un être de chair parmi nous, et Sa parole est Dieu, esprit et chair, que nous appelons le Fils. Mais le fils est donc aussi, en Soi, éternellement, la vie de toute vie.

15. Celui qui accepte le Fils et qui croit en Lui a la vie éternelle, car si Dieu lui-même est Sa propre vie éternelle, la plus parfaite en chaque parole, Il est aussi en chaque homme qui reçoit et garde en lui Sa parole de vie. Par contre, celui qui n’accepte pas la parole de Dieu de la bouche du Fils et ne croit pas au Fils ne peut recevoir la vie, ni la voir, ni la sentir en lui : et la colère de Dieu, qui est le jugement des choses qui n’ont pas de vie, si ce n’est l’éternelle loi immuable de la nécessité, restera sur lui aussi longtemps qu’il ne croira au Fils.

16. Moi, Jean, je vous ai dit cela et je vous ai donné un témoignage parfaitement valable. Je vous ai purifiés de la souillure de la terre par mes propres mains. Allez-y, acceptez Sa parole pour que le baptême de Son esprit sans lequel mon effort serait peine perdue, vous soit donné. Je préférerais y aller moi-même. Mais Il ne le veut pas et révèle à mon esprit que je dois rester ici, car j’ai déjà reçu en esprit ce qui vous manque encore. »

17. Voilà le dernier et le plus important témoignage de Jean, et il n’est pas nécessaire de l’expliquer, car il s’éclaircit de lui-même.

18. La raison pour laquelle tout ceci n’est pas expliqué dans les Evangiles est toujours la même. L’habitude était de n’écrire que les points principaux, le reste étant déduit sans peine par un esprit éveillé. Par ailleurs, il ne fallait pas que la sainte parole vivante soit souillée et profanée ; chaque verset en lui-même est une graine, contenant en germe la vie éternelle et la plénitude incalculable de la sagesse.

 

De la mesure du bien et du mal

 

GEJ9 C30
De la mesure du bien et du mal

1. (Le Seigneur 🙂 « Or, en ce monde, J’ai assigné à chacun une certaine mesure, tant dans le bien et le vrai que dans le mal et le faux.

2. Quand, par son zèle, le bon a atteint pleinement sa mesure, alors, il cesse d’être soumis à la tentation et, éclairé par la pleine lumière des cieux, il commence dès lors à monter les degrés de la perfection, et cela n’a jamais de fin.

3. Quant au méchant, une fois que sa mesure sera comble, il ne recevra plus d’autres avertissements ; il s’enfoncera toujours plus profondément dans les épaisses ténèbres et le cruel jugement de sa vie et de son être déjà morts, et dès lors, Je ne le considérerai pas plus qu’une pierre où aucune vie ne paraît, mais seulement le jugement et cette nécessité éternelle de Ma volonté que les anciens appelaient « la colère de Dieu ».

4. Mais combien de temps faudra-t-il à une pierre très dure pour s’attendrir jusqu’à devenir ne serait-ce qu’une terre pour longtemps stérile encore, c’est là une question dont même le plus parfait des anges dans l’immense clarté des cieux ignore la réponse ; car seul sait cela le Père qui est en Moi comme Je suis en Lui.

5. Or, lorsqu’un trop grand nombre d’hommes ont porté à son comble la mesure de leur méchanceté, le moment est venu où, à cause du petit nombre des bons et des élus, J’abrège le temps de leur impunité, et ils sont engloutis par leur propre jugement et leur mort aux yeux du petit nombre des justes, comme cela est arrivé aux temps de Noé et d’Abraham, et aussi, dans une moindre mesure, au temps de Josué, et comme cela arrivera encore bien des fois à l’avenir.

6. Les Juifs en verront bientôt le commencement, et par la suite d’autres royaumes avec leurs princes et leurs peuples ; mais, dans près de deux mille ans, il y aura un nouveau grand jugement universel, pour le salut des bons et pour la perte des puissants et de ceux qui ont perdu toute humanité.

7. Quant à ce que sera ce jugement et en quoi il consistera, Je l’ai déjà révélé plusieurs fois à Mes disciples ici présents, et, après Moi, ils l’annonceront aux peuples de la terre. Heureux ceux qui se souviendront de cela et cil tiendront compte pour leur vie, afin de n’être pas pris dans le jugement !

8. Tu sais désormais suffisamment, Mon ami Zachée, ce que tu dois faire pour le salut de ton âme, et, à présent que nous nous sommes nous aussi suffisamment désaltérés et restaurés à ta table, levons-nous et reprenons le chemin de Nahim ; car Je dois arriver à ce village avant le coucher du soleil. »

9. Zachée dit alors : « O unique vrai Seigneur et Maître, il y a une grande distance d’ici au village que Tu as nommé, et, par des moyens naturels, il Te sera bien difficile d’y parvenir avant le coucher du soleil, car ce village est bien plus proche de Jérusalem que d’ici ! On peut certes faire le voyage en une journée sur des chameaux, mais à pied et en une demi-journée à peine, ce n’est assurément pas possible sans un miracle ! »

10. Je lui dis : « Cela, ami, c’est Mon affaire ! Si nous avons pu parcourir en un jour, et sans chameaux, le long chemin qui mène d’ici à Essée, nous saurons bien venir à bout de celui qui mène à Nahim, et qui est bien plus court. Bien sûr, tu désires fort que Je reste ici jusqu’à demain ; mais Moi seul connais parfaitement Mes desseins, et Je ne dois donc pas agir comme le veut Ma chair, mais seulement comme le veut Celui qui demeure dans Mon âme. Et c’est pourquoi Je dois arriver avant le coucher du soleil au village que J’ai dit.

11. Souviens-toi de Mon enseignement et agis en conséquence, et tu vivras dans la lumière divine. Et, quand tu entendras dire que les Pharisiens M’ont pris et qu’ils vont tuer ce corps qui est le Mien – ce qui sera permis pour causer leur perte, mais aussi pour la résurrection des nombreux morts qui languissent encore dans les tombeaux de l’athéisme et des fausses croyances, et qui n’ont plus en eux de vie spirituelle -, ne sois pas en colère et ne vacille pas dans ta foi ; car, le troisième jour, Je ressusciterai et viendrai vers tous Mes amis pour leur donner la vie éternelle !

12. Quant à Mes ennemis, Je ferai s’abattre sur eux le jugement où ils périront, et beaucoup de ceux qui vivent aujourd’hui seront encore là pour le voir. A présent que Je t’ai dit cela aussi, tu sais comment tu devras te conduire à l’avenir.

13. A toi aussi, J’ai confié une mine ; fais-la valoir comme il se doit, afin de Me la rendre avec intérêt à Mon retour ! Tu es à présent à la tête de peu de chose, mais tu seras mis à la tête de grandes choses ; car celui qui est fidèle dans les petites choses le restera dans les grandes. »

14. Ayant dit cela, Je bénis toute la maison de Zachée et Me mis aussitôt en route avec Mes disciples.

 

De la naissance de l’idolâtrie

 

GEJ10 C192
De la naissance de l’idolâtrie

1. Je dis : « Les premiers habitants de l’Egypte, qui descendaient de Noé, avaient aussi apporté dans ce pays la connaissance de l’unique vrai Dieu , pendant plus sept siècles, ils ont adoré cet unique vrai Dieu, et il existe encore, sculpté dans un grand rocher de granit, un temple qui fut édifié par quatre grands pasteurs successifs en l’honneur de l’unique vrai Dieu.

2. Tout au fond de ce temple fut gravée sur la paroi une inscription lourde de sens qui disait en peu de mots : JA BU SIM BIL, ce qui signifie : « J’étais, Je suis et Je serai ! »

3. Ainsi, c’est selon cette idée de la divinité que, tout comme Abraham, les premiers habitants de ce pays vénéraient le seul et unique vrai Dieu, et l’esprit de Dieu était avec eux et leur enseigna de grandes choses.

4. Mais, par la suite, ces premiers habitants instruits par l’esprit de Dieu se sont mis à réfléchir plus profondément à l’essence de la divinité, cela d’autant plus qu’ils apprenaient à mieux connaître les forces de la nature.

5. Chacune de ces forces qu’ils avaient reconnues fut présentée comme une qualité particulière de l’unique force originelle de la divinité. Et, pour enseigner plus facilement cela au peuple, on se mit à représenter au moyen de symboles correspondants ces forces émanant du Dieu unique, et c’est aussi pourquoi l’on disait au peuple que chacune de ces forces émanant du seul et unique vrai Dieu était tout aussi sacrée que Lui et digne d’être vénérée.

6. On mit en place des maîtres et construisit des écoles où l’on enseigna bien, d’abord, ce qu’était la divinité originelle ; mais, par la suite, l’enseignement se mit à porter davantage sur les forces particulières qui émanaient de la divinité, et l’on institua bientôt, pour chacune de ces forces, des maîtres et des écoles spéciales où chaque disciple devait étudier et passer des examens avant de pouvoir entrer à l’école principale.

7. A la longue, ces maîtres devinrent les prêtres de chacune des forces ou qualités divines particulières, et chacun de ces prêtres régissait au mieux ce qu’il avait à enseigner.

8. Mais, avec le temps, la population s’était beaucoup accrue, et les écoles n’étaient plus assez nombreuses. On édifia donc d’autres écoles et des temples qui furent ornés des symboles des forces divines correspondantes, mais on continuait aussi à découvrir de nouvelles émanations de la divinité unique, à qui l’on bâtissait alors de nouvelles écoles plus petites et des temples ornés de nouvelles divinités correspondantes, qui représentaient ainsi l’unique vraie divinité ; enfin, on établit pour les maîtres et les prêtres des doctrines commodes selon lesquelles il suffisait de reconnaître pour divine et de vénérer une seule de ces forces représentées dans les divers temples ; car on était censé reconnaître et adorer ainsi la divinité première elle-même dans toutes ses émanations particulières.

9. Cependant, la vraie connaissance de l’unique vraie divinité demeurait ainsi sous la coupe de prêtres qui devenaient toujours plus paresseux et plus ambitieux. Quant au peuple, il n’était tenu de connaître et de vénérer, chacun selon sa tâche, que les nombreuses forces singulières émanant de la divinité unique, et il n’était plus permis qu’il titi petit nombre de s’initier aux plus grands mystères dans les écoles supérieures.

10. Des étrangers venaient aussi de partout, demandant à être instruits dans la sagesse des Egyptiens. Mais ceux-ci, c’est-à-dire leurs prêtres, les menaient certes volontiers de temple en temple et d’école en école, mais ne leur montraient que les images symboliques de la divinité unique représentées dans les temples. Les étrangers repartaient avec un peu de connaissance, mais aussi de nombreuses statues qu’ils avaient achetées, et à qui, de retour dans leur pays, ils bâtissaient des temples et des écoles où ils mettaient des enseignants et des prêtres.

11. C’est ainsi qu’est née l’idolâtrie et le culte des images, et que les hommes en sont venus à croire qu’ils avaient fait tout ce qu’il fallait s’ils vénéraient l’une ou plusieurs de ces images qu’on leur présentait dans les temples, et s’ils leur offraient avec zèle des sacrifices selon leurs moyens !

12. Quant à l’unique vraie divinité, on la vénérait avec une certaine crainte sous le nom du Destin impitoyable, et les Grecs ont même bâti à ce Destin un temple sur lequel étaient inscrits ces mots : « A l’unique Dieu que nul homme ne connaît. » Ainsi, il n’y avait dans ce temple aucune statue, mais seulement un cercle recouvert du « voile d’Isis », derrière lequel nul n’avait le droit de regarder.

13. C’est donc là en peu de mots l’explication complète de ce qui se cache derrière les nombreuses figures des idoles païennes. »

GEJ3 C41

Mathaël conte ses tribulations et sa guérison

1. Mathaël dit : « Eh bien, frère, nous étions compagnons au Temple et avons partagé le même sort, à cette différence que vous êtes partis vers le midi et que nous avons dû aller vers le levant. Mais nous sommes tombés entre les mains d’une horde de diables incarnés, et c’est ainsi que nos corps sont devenus la demeure de diables sans nombre : mais il y avait ici un guérisseur, à coup sûr le plus grand que la terre ait jamais porté ; et il nous a guéris sans la moindre rétribution par la seule puissance de sa parole qui commande à toute vie.

2. Oui, il est ici, et c’est celui-là même que le capitaine romain Jules a mentionné dans sa question : mais le moment n’est pas encore venu pour vous de faire plus ample connaissance avec lui. C’est lui-même qui décidera quand vous pourrez mieux le connaître ! Aussi, ne posez plus de questions là-dessus et écoutez ce que je vais vous dire.

3. Il est vrai que vous êtes encore des enfants de ce monde, mais vous pouvez aussi, si vous le voulez, accéder à la filiation divine qui donne la liberté et la vie. Ces seigneurs de Rome vous en procureront volontiers les moyens. Le seigneur qui vous a interrogés ne perdra assurément pas un instant pour vous mettre sur la bonne voie, et cela d’autant plus aisément que le grand gouverneur de Sidon, Cyrénius, est également présent ici.

4. Regardez ceux qui se tiennent là, derrière vous : ce sont encore trente templiers ! Ils appartiennent déjà à la légion étrangère et sont devenus tout à fait Romains. Faites de même, et vous êtes sauvés pour toujours et pour l’éternité ! Jérusalem, elle ne nous portera plus jamais bonheur : car vous savez ce qu’est le Temple, et aussi, je l’espère, ce qu’est la ville de Jérusalem presque tout entière, ainsi que l’eau maudite ! Quel homme pourrait encore souhaiter revoir jamais ce repaire favori de tous les diables et de tous les péchés ? Si vous voulez mourir, partez pour Jérusalem : mais si voulez vivre, et aussi trouver la vie éternelle, devenez Romains selon le corps et de vrais Juifs selon Moïse dans l’âme ! Comprenez-vous cela ? »

5. Suétal dit : « Oui, oui, nous le comprenons : mais il est tout de même extraordinairement étonnant que ton esprit soit devenu si immensément clair. Je te reconnais d’ailleurs maintenant comme l’un de nos collègues du Temple, et je sais que tu étais un habile orateur et que tu as dit plusieurs fois fort crûment la vérité en face à nos supérieurs, ce qui eut d’ailleurs pour conséquence que avec quatre autres de ta sorte, je crois, tu fus envoyé en Samarie ! Oui, oui, c’est bien toi, et nous nous réjouissons tous de te revoir ici parfaitement sain de corps et d’esprit ! Ton conseil, ami, est sans doute fort bon en soi mais le polythéisme des Romains… »

6. Mathaël interrompt Suétal : « … vaut encore mille fois mieux que le monothéisme obscurantiste et en vérité parfaitement idolâtre du Temple ! Dis-moi donc lequel des prêtres du Temple croit encore en Dieu ! Je vous le dis : leur estomac et leur plaisir sont désormais leurs seuls vrais dieux et ils sont au service de la mort, du péché et de tous les diables ! Pour quelques pièces d’argent, tu peux faire modifier à ta guise les commandements de Moïse, mais quand il s’agit de leurs préceptes de goinfrerie et de débauche, ils n’en rabattent pas une apostrophe ! Ils n’ont plus de vie et se prétendent pourtant les maîtres de la vie, et ils voudraient recevoir tous les honneurs à ce titre !

7. Ils n’ont plus la moindre idée de ce qu’est la Vie : tous autant qu’ils sont. ils ne comprennent plus un iota de l’Ecriture, et ils connaissent autant les prophètes que toi le bout du monde. Ils ont tous depuis longtemps abandonné toute vie spirituelle et n’en soignent qu’avec plus de zèle l’existence de leur tas de chair. Comment pourraient-ils donc trouver dans leur mort parfaite de quoi enseigner et donner la vie éternelle de l’âme ?

8. Si elle veut survivre en tant que vraie vie, la vie doit être reconnue en profondeur dans le combat de la Vie contre la vie et contre la mort, et se conforter toujours plus activement par cette reconnaissance : comment un mort pourrait-il donc te montrer ce qu’est une vie qu’il n’a jamais connue, ni en lui-même, ni hors de lui ?! Je vous le dis : au Temple gîte depuis longtemps la mort éternelle : mais en ce lieu, c’est véritablement la vie éternelle qui demeure ! Et les Romains le comprennent et s’emplissent de la Vie, tandis que le Temple ne le comprendra jamais, parce qu’il est déjà définitivement mort. Qu’est-ce donc qui vaut mieux : le polythéisme des Romains, ou le monothéisme du Temple ?! »

9. . A ce discours, les douze ne peuvent assez s’émerveiller de la très grande justesse des vues de Mathaël et de son incontestable sagesse.

10. Puis, s’excusant auprès de Jules, Suétal dit : « Noble seigneur. Pardonne-nous de t’avoir fait attendre si longtemps notre réponse : mais tu as entendu toi-même les sages paroles de Mathaël : nous en étions si pénétrés que nous n’étions pas capables jusqu’ici de te donner la réponse souhaitée. Mais si tu veux bien nous témoigner encore quelque patience, nous te donnerons assurément bientôt une réponse des plus fermes ! »

11. Jules dit : « Que cela ne vous fasse pas négliger Mathaël, car il en sait davantage que moi et plusieurs milliers d’autres comme moi réunis ! Je me tairais volontiers mille ans pour l’écouter parler ! Aussi, vous pouvez bien vous entretenir avec lui, car c’est lui qui vous donnera à peu de chose près le meilleur avis qui soit. »

12. Suétal dit : « Il nous l’a déjà donné et il ne tient qu’à toi désormais que nous soyons admis dans la légion étrangère ! »

13. Jules dit : « Fort bien ! C’est comme si c’était fait : néanmoins, le sage Mathaël sera sans doute en mesure de vous donner à cet effet bien d’autres enseignements d’une très grande sagesse !

14. Suétal dit : « Oui, nous le pressentons, bien que cette particularité qui est la sienne demeure pour nous plus insaisissable que l’air ! Comment est-il parvenu à une telle sagesse, cela est vraiment inexplicable ! On peut encore comprendre qu’il ait été miraculeusement guéri de sa folie furieuse : mais d’où il tire cette sagesse, le comprenne qui pourra !

 

De la crainte et de l’amour de Dieu

 

MD1 C158
De la crainte et de l’amour de Dieu

(22 novembre 1841)

1. En réponse à ces excuses, l’éminent Abedam répliqua :

2. « A vrai dire, tu as bien parlé ; toutefois, entre nous, Je dois te faire une légère objection. Vois : si cette petite tempête était une œuvre de Ma puissance, où se trouverait alors la terre ? Oui, Je te le dis et le dis à vous tous, où serait toute la création ?

3. Veux-tu voir une œuvre de Ma puissance, alors regarde la création infinie et tout entière, où chaque chose se tient, existant à sa façon comme un tout ; mais en tant que tout, elle n’est pourtant qu’une partie du tout infini ; et rien ne peut s’éloigner de la terre, ni du soleil, ni de la lune, ni de la moindre étoile, sinon ce qui ne peut être mesuré, c’est-à-dire une lumière justement et parcimonieusement calculée ! Vois, telles sont les œuvres de Ma puissance !

4. Penses-tu que Ma puissance soit une force de corruption ou de destruction? !

5. En vérité, si elle correspondait à de telles conceptions, elle n’aurait jamais été capable de créer quoi que ce soit !

6. Mais vu que Ma puissance ne veut pas dire corruption et destruction, mais création ininterrompue et conservation de ce qui est créé, elle est ainsi une puissance de l’ordre éternel.

7. Puisqu’il est impossible qu’elle se comporte autrement, dis-Moi à présent, où y a-t-il place en elle pour ce qui t’effraie tant ?

8. Ou penses-tu alors que cette tempête soit moins l’œuvre de Mon amour qu’un jour calme et serein ?

9. Je vous le dis : un jour calme et serein est semblable à un époux qui est tranquillement assis dans sa hutte avec sa femme. A vrai dire, il aime son épouse, oui, il n’a pas cessé de l’aimer sincèrement ; mais quelle différence n’y a-t-il pas entre son amour et celui d’un jeune soupirant !

10. Si la femme dit à son mari : « Voudrais-tu aller me chercher quelques poires de l’arbre le plus proche ou quelque autre fruit bien mûr ? Car, vois, j’ai un peu faim et en ai grande envie ! »

11. Alors le mari se grattera derrière les oreilles et finalement, de mauvaise humeur, dira : « Mais, ma chère femme, vois, cet arbre ne se trouve qu’à trois pas ; laisse-moi donc me reposer un peu ! Si tu as tant envie de ces fruits, tu peux pourtant aller les chercher toi-même ! » – Vois, dis-Moi s’il n’en va pas ainsi de l’homme marié ?!

12. Mais si une jeune vierge disait à son ardent soupirant : « Ma main et mon cœur seront à toi ; mais, en signe de ton amour véritable, tu dois t’en aller d’ici, voyager pendant une centaine de jours et me rapporter un cadeau rare et de grande valeur ! »

13. Le soupirant agira-t-il alors comme le mari l’a fait avec sa femme ?

14. Oh non, Je vous le dis, il répondra au contraire : « O toi que j’aime, si tu le désires, je suis prêt à ne pas seulement m’éloigner pendant cent jours ; pour te plaire, j’irai jusqu’au bout du monde et réunirai tous les trésors qui s’y trouvent pour les déposer dans tes délicates mains ! »

15. Voyez, le jour calme et serein qui est dans la hutte et, à l’opposé, la nuit de tempête amoureuse qui règne dans la poitrine du jeune soupirant ! Quelle différence entre ces deux sortes d’amour !

16. Si cette nuit de tourmente que J’ai mise en scène pour vous autres enfants ressemble à l’amour du jeune soupirant, – voudrais-tu encore soutenir, Abedam, qu’elle est l’œuvre redoutable d’une puissance effroyable à tes yeux ? »

17. Abedam le bien-connu répondit : « O Toi qui portes mon nom, Toi qui es plein d’amour, vois, je crois que je suis débarrassé d’une grande partie de ma bêtise ! Et je Ton remercierai éternellement !

18. Toutefois, il me semble qu’il doit encore se cacher au plus profond de moi-même une grosse part de folie, car je n’arrive pas encore à me libérer totalement de ma peur.

19. Mais puisque toi, ô mon éminent frère de nom, as déjà dû écoper bien des choses de ma part, que Tu m’as fait la grâce de m’ôter par la suite, veuille me débarrasser encore de cette stupidité qui m’habite, et fourre-la quelque part, là où cela Te plaira. »

20. Alors Abedam, le sublime, répondit : « Vois, maintenant tu as utilisé la bonne expression ! Oui, en vérité, Je dois écoper beaucoup d’accusations de vous tous, et le sac où sont fourrées vos innombrables folies porte le nom de Mon indulgence et de Mon infinie patience !

21. Cependant, Je vous le dis : que personne ne se fie trop à ce sac ! Car il pourrait bien arriver qu’il se déchire soudainement ! Et si c’était le cas, alors malheur à la terre et à ses habitants !

22. Toi, Hénoc, et toi, Lémec, avez-vous également encore peur ? » Hénoc répondit : « O Abba, hélas, je dois répondre par l’affirmative ; mais je pense que tous les autres enfants sont tout aussi pleins d’angoisse et que je n’y fais pas exception. Cependant, je trouve cela équitable ; car si Ta bonté de Père n’avait pas joint la sage et juste part de peur à la faiblesse des enfants, qu’adviendrait-il du faible enfant qui s’imagine être fort ? Qui pourrait le guider et l’éduquer ?

23. C’est pourquoi la peur est la plus grande éducatrice de l’enfant. Je l’ai connue dès le début de ma vie et elle continuera d’être en moi ; car je sais trop bien que c’est dans la crainte du faible que se trouve Ton amour le plus fort.

24. La crainte est la gardienne des petits ; c’est pourquoi elle doit rester aussi la mienne, puisque dès le commencement, elle était auprès de moi et le demeurera à jamais, en tant que don d’amour de Ta part, Père plein de bonté et de sainteté !

25. Je sais et sens à travers Ta compassion bien vivante en moi, que grâce à Ta bienveillante sollicitude et à Ton amour, rien de mal ne peut m’arriver ; pourtant, je suis effrayé par des événements aussi extraordinaires, parce que je T’aime plus que tout.

26. Vois, là où est l’amour se trouve également la crainte : mais là où il n’y a pas de crainte, il n’y a pas non plus d’amour ! »

27. Abedam lui répondit : « Hénoc, tu as bien parlé ! Mais qui t’a enseigné à t’exprimer ainsi ?

28. Oui, cela est vrai : Je suis présent dans la crainte du faible ! Celui qui aime le Père craint Dieu ; car sans la crainte de Dieu, personne ne peut aimer le Père.

29. C’est pourquoi, la crainte de Dieu et l’amour sont semblables et ne peuvent être séparés ; toutefois, il faut savoir que l’amour se tient plus haut que la crainte. Par conséquent, la Vie ne se trouve que dans l’amour et non pas dans la crainte. Dans la crainte repose la mort et non la Vie ! C’est pourquoi chacun devrait finalement laisser l’amour s’emparer de sa crainte, ce qui lui permettra de vivre dans le Père, Lequel est seul le Seigneur de toute Vie. Comprends-le bien ! »

30. Lémec interrogea Abedam : « Ne voudrais-Tu pas me dire rapidement si j’ai peur ?

31. Vois : tout ceci me semble vraiment épouvantable ; tous ces hurlements, ces craquements, ces coups de tonnerre qui vont croissant, ces sinistres mugissements sans que je puisse m’en défendre ; et bien que tout cela se passe en moi, je ne vois pas clairement s’il s’agit d’une sotte peur ou peut-être d’un état d’âme qui m’est encore inconnu ! O Abedam, explique-moi cela, si telle est ta sainte volonté ! Amen. »

32. Abedam le regarda très gentiment et lui dit : « Lémec, J’ai bien l’impression que les arbres te cachent la forêt ! Comment peut-on demander à quelqu’un si la peur s’est vraiment emparée de soi alors qu’on tremble d’effroi de tout son corps’? !

33. Rappelle-toi les paroles intrépides que tu as prononcées récemment ! Où se trouvent ton grand courage et ton inébranlable confiance ? Et pourtant les événements effroyables dont tu parlais ne se sont aucunement produits ! Nous nous tenons encore tous sur la terre ferme et elle n’est pas détruite ! La mer ne s’est pas encore évaporée il n’est pas tombé de grêlons lourds comme des mondes sur la terre ; aucun ouragan de feu n’a emporté de montagnes, et aucune flamme n’a crépité au-dessus de nos têtes ; et pourtant tu trembles en Ma présence comme si toutes les fièvres imaginables s’étaient soudainement emparées de toi !

34. Que t’adviendrait-il si, pour t’éprouver, Je faisais arriver tout ce que tu M’as décrit si intrépidement?

35. Remarque bien : il est préférable, à l’instar d’Hénoc, de rester dans la crainte, plutôt que de tout promettre dans le feu de l’amour. Ce qu’on promet, soit dans le feu de l’amour, soit dans une peur aveugle et sourde, est identique, et de telles promesses ne peuvent être tenues, car une pareille exubérance ne peut être un état permanent.

36. Si tu veux te rendre compte comment le feu de l’amour peut se transformer en lui-même, considère l’amour conjugal, qui est un feu refroidi et ne fait plus bouillir le sang dans le cœur, mais réchauffe doucement et vivifie !

37. La faiblesse des enfants est un exemple qui démontre clairement comme il en va de la peur et des promesses qui y sont reliées : tous les serments de s’améliorer faits dans la crainte tiennent aussi longtemps que leur père tourne autour d’eux, la mine sombre ; mais dès que son visage s’est éclairci, la crainte s’envole et les promesses avec elle !

38. Si tu veux être parfait maintenant, tu dois avoir constamment en toi trois parts de crainte et sept parts d’amour ; et en plus, tu ajouteras ceci à toutes tes requêtes : « Père, ne laisse pas venir de tentations sur ma faiblesse, mais libère-moi de tout mal, tant spirituel que corporel ! » Ainsi, tu prieras correctement ; car la tentation n’est pas bonne à l’être humain libre ; elle tue d’abord le corps, puis affaiblit l’esprit.

39. A vrai dire, tu es heureux, car tu as vaincu la peur avec l’amour – même si cela ne dura que jusqu’au moment de la tentation -; tu n’as pas perdu ton amour lorsque la tentation vint, mais bien au contraire, tu as été pris d’un amour encore plus grand envers Moi de par ta peur ; toutefois, à l’avenir, seuls seront heureux ceux qui s’éveilleront à l’amour du Père dans une constante et juste crainte devant Dieu ! Ainsi, le premier devoir des humains sera une obéissance volontaire à l’égard de Dieu, laquelle est le fruit d’une juste crainte vis-à-vis de Lui. Ce n’est que dans cette obéissance qu’ils naîtront à nouveau en tant qu’enfants de Dieu, reconnaîtront et contempleront en Lui leur Père saint et plein d’amour.

40. La crainte est le germe de l’amour ; et de même qu’aucun fruit ne peut pousser sans germe, l’amour véritable ne pourra jamais éclore sans la juste crainte de Dieu.

41. Aussi bien que la semence pourrit dans la terre, que le germe vivant en jaillit, croît et porte des fruits pleins de vie, l’amour, ce germe saint de la Vie éternelle, jaillira de la crainte. La crainte, cette vieille crainte, se décomposera ; et de cette décomposition dans la bonne terre de Mon amour pour vous s’élèvera un fruit prodigieux, un arbre de Vie sous les branches duquel même les habitants du Ciel élèveront leur demeure. Prenez bien note de tout cela !

42. Mais maintenant, taisons-nous ! Car voyez, Adam s’est levé et dirige peureusement ses pas vers nous, vu que lui aussi commence à flairer de l’aide de Mon côté. C’est pourquoi, gardez le silence devant lui ! Amen. »

Le but du service

 

GEJ4 C95

Le but du service

1. (Le Seigneur 🙂 « C’est par le service que s’exerce et se développe le mieux l’humilité. Plus un service paraît subalterne, mieux il convient à la véritable éducation de la vie. L’humilité elle-même n’est cependant rien d’autre que la condensation toujours plus grande et plus forte de la vie en elle-même, alors que l’orgueil en est le développement toujours plus relâché, par lequel elle se disperse de plus en plus dans l’infini et finit par se perdre presque complètement, ce que nous appellerons la seconde mort ou mort spirituelle.

2. Avec l’orgueil, c’est la fin de tout service et donc, pour la vie, de tout perfectionnement et de tout développement. Si la formation de la vie dépendait de la domination orgueilleuse des autres, J’aurais ordonné le monde en sorte que chaque homme ait un droit illimité à la domination : mais puisque Mon ordonnance éternelle va à l’encontre de cela, il faut que tout homme et tout ange s’accommode de servir et finisse même par trouver dans un service éternel et toujours plus large la plus grande félicité.

3. Sans le service, il n’y a à proprement parler aucune vie, aucune permanence de celle-ci, ni bonheur, ni béatitude, ni amour, ni sagesse. ni plaisir de vivre, que ce soit ici-bas ou dans l’au-delà : et celui qui s’imagine un ciel fait tout entier d’inutilité, de paresse et d’une débauche d’oisiveté, celui-là se trompe grandement !

4. Car c’est précisément pour pouvoir Me servir d’autant mieux, Moi et tous les hommes, dès ce monde terrestre où la vie est mise à l’épreuve, que les esprits les plus glorieux du ciel le plus haut reçoivent une force et une puissance presque égales aux Miennes. A quoi leur servirait autrement la possession d’une telle force et d’une telle puissance, capables même de créer ?! A-t-on besoin de force et de sagesse pour être oisif ?! Et si leur activité et leur capacité de servir sont déjà pour cette terre d’une importance que vous ne sauriez concevoir, quelle ne doit pas être cette importance pour le monde des esprits, et de là pour tout l’infini !

5. Je ne suis pas non plus venu à vous pour vous apprendre à être des oisifs ou simplement à cultiver votre champ, à élever le bétail et autres choses semblables, mais pour faire de vous des ouvriers zélés de la grande vigne céleste. Le but de l’enseignement que Je vous donne à tous est donc premièrement de vous permettre de vous accomplir véritablement dans le domaine de votre vie intérieure, deuxièmement de faire en sorte que vous puissiez également devenir ensuite pour Moi des auxiliaires zélés et puissants, dès ce monde et surtout un jour dans l’au-delà de Mon royaume.

6. Si tel n’était pas Mon but ultime, et si Je vous disais : « Ne soyez actifs qu’en ce monde : un jour, dans Mon royaume vous pourrez vous reposer pour l’éternité en menant joyeuse vie et contempler bouche bée toutes les merveilles de la magnificence divine ! », il faudrait que Je sois plus stupide que le plus stupide d’entre vous. Oui, vous pourrez certes admirer éternellement la magnificence divine mais pas sans rien faire : car il dépendra précisément de votre activité d’accroître le nombre de ces merveilles du ciel et de les rendre toujours plus magnifiques et divines !

7. Ma volonté est que désormais vous, Mes enfants, mettiez pleinement en œuvre toutes Mes pensées et Mes idées dès ce monde pour l’âme, le cœur et l’esprit de vos frères et sœurs, mais aussi dans l’au delà dans toutes les grandes vérités depuis la sphère profondément spirituelle de leur naissance jusqu’à leur manifestation matérielle la plus extérieure, et de là jusqu’à leur retour dans une vie spirituelle parfaite, pure et indépendante accrue. Et pour cela. Mes amis, il faudra toujours beaucoup de temps et de patience et une grande activité, ainsi qu’une sagesse et une force également grandes et tout-englobantes ! »